La « vibes » du matsuri

Le mois d’août touche tout doucement à sa fin annonçant les derniers matsuris,…larmichettes, reniflement, morve qui…HALTE LA!

Les matsuris sont des festivités qui se déroulent dans pratiquement toutes les localités et la plupart du temps en été.

A la base (de base), les matsuris sont liés à une célébration religieuse shintoiste afin d’obtenir des bonnes récoltes agricoles. Mais les masturis ont gagné en importance, et les japonais célèbrent à peu près tout (et n’importe quoi : les morts, les phallus, les igloos et l’Amour…!)

Le 1er auquel on a été en avril est le Kanamara Matsuri au temple de Kawasaki’s Wakamiya Hachimangu, plus connu sous le nom du Festival du Phallus. Les japonais se réunissent pour célébrer la fertilité et l’accouchement sans douleur (on est loin de la récolte agricole hein?).

Le Kanamara matsuri a bien posé les bases en matière de matsuri :

Une procession religieuse, mikoshi : des hommes et des femmes portent un palanquin  avec une divinité ou un objet sacré (ici, c’étaient des pénis géants en bois, en fer et un rose). Ils marchent ainsi à travers la ville, en direction du temple.
Les porteurs de mikoshis sont en général légèrement vêtus. Ils portent notamment sur leur tête un nejiri hachimaki (serviette en coton enroulée sur elle-même) qui absorbe la transpiration. 

Nous sommes allés au Kamakura Matsuri (mi-avril), qui est un des matsuris les plus importants. Il existe depuis 56 ans. Les animations ont lieu autour du temple de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura. Mais c’est toute la ville qui est baignée dans cette atmosphère « heureuse » pendant une semaine.

Mais un matsuri c’est aussi manger des spécialités locales. Okonomiyaki, concombres, des bananes enveloppées de chocolat. Il y a des stands de toute part. Leur nourriture vous chatouille les narines, difficile d’y résister. Ils proposent à boire aussi, il va sans le dire! 

A mon sens, en été, les masturis prennent une telle ampleur que ça m’a fait encore plus kiffer la « vibes » du masturi.

Et ça a commencé très bien, début juillet avec le Shitamachi Tanabata Matsuri à Kappabashi-Hondori, appelé aussi le festival des Etoiles. Ce matsuri prend place dans une grande avenue qui rejoint Ueno à Asakusa. La rue est décorée d’étoiles de mille-et-une couleurs. Ils commémorent la rencontre d’amants célestes : les étoiles d’Altair et de Vega dans la voie lactée…no comment! Bref, du coup, les Zamoureux écrivent leur vœux sur des bouts de papier et les accrochent aux arbres.

Il y a alors des défilés de danses traditionnelles, les kagura ou différents spectacles et animations.

Comme c’est l’été, les japonais échangent leur kimono contre un yukata, plus léger. J’en ai pris des tas en photos (pour vous) au Mitama Matsuri (mi-juillet), la fête des lanternes, au Temple de Yasukuni-jinja (Tokyo).

Détail technique quant au port du vêtement : le côté droit doit être sous le côté gauche lorsqu’on ferme le yukata. Dans le sens inverse, c’est pour les morts ; vous êtes prévenus! Le tout est tenu par une ceinture à la taille : le obi. Ils portent aussi des  chaussures traditionnelles « bancales » : des zoris pour les femmes et des geta pour les hommes.

Le festival des lanternes est un matsuri particulier. C’est un O-Bon, fête en l’honneur des morts (ici, les morts de la guerre). Pour cette occasion, le peuple prend part aussi à des danses, le bon-odori. Ils forment un cercle et dansent en rond afin de se rappeler la reconnaissance due aux ancêtres.

Toujours O-bon, on est allé au Tsukiji Honganji Bon-Odori du nom du temple, à Tsukiji (Tokyo). Avec toujours cette danse traditionnelle (où on s’est essayé avec plus ou moins de succès). La musique provient d’une bande enregistrée, mais en direct il y a des joueurs de tambours japonais, taiko.

Autre manière de rendre hommage aux morts (mon préféré en fait), leToro Nagashi. toujours à Asakusale long de la rivière Sumida, des lanternes sont mises à l’eau. Les lanternes de papier  permettent d’accueillir le retour de l’âme des morts.

Dans la série ô lumière tu m’enchantes et tu me rends heureuse, on  est allé au temple de  Kawagoe Hikawa (à 1h30 au nord de Tokyo) au Wind Chime Festival. Le but est de trouver l’amour…

Enfin, pour finir sur le dernier type de matsuri, il y a hanabi. Je vous avais parlé d’hanaMI, mais là c’est HanaBI. On a vu 2 feux d’artifice : un long de la rivière Sumida (fin juillet), l’autre tout au nord de Tokyo le long de la rivière d’Edo (début août). A chaque fois, c’était un vrai spectacle pendant près d’1h30. A la nuit tombée, le feu d’artifice commence. Souvent, on a pris place bien avant histoire de pique-niquer et de déguster du umeshu (alcool de prune) ou du saké.

Je sais, c’est gros tout ce que je viens de vous dire, et félicitations si vous êtes arrivés à la fin de ce pavé. Je vous invite à cliquer sur les noms des matsuris en vert et souligné pour voir des photos plus parlantes. Et encore plus parlant qu’une photo, il y a la vidéo que vous trouverez là, et que j’ai tout naturellement intitulé « la vibes du matsuri »… J’ai compilé toutes les animations des matsuris cités ci-dessus.

 

 

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