Tout le monde au Ryogoku !

Pour info, je ne suis pas super fan de ma prof de japonais. Mais quand elle donne de bons filons, je l’écoute bien attentivement.

Le 29 avril dernier était férié parce que c’était l’anniversaire du père de l’empereur. Et en ce jour si exceptionnel, le Ryōgoku Kokugikan (l’arène des sumos) ouvre ses portes pour pouvoir assister gratuitement à des combats de sumo.

Comme je vous l’ai dit j’aime pas ma prof de japonais, alors quand elle me donne un piston, je dois quand même vérifier.

Malgré une recherche intense sur internet, strictement aucune info sur la possibilité d’assister à des combats de rikishis. Mais bon comme les places pour assister à un combat durant les saisons sont un peu chères, on ne pouvait pas risquer de laisser passer une telle occasion.

Le lendemain oh surprise c’te monde au ryogoku! arene des sumotoris

A partir de 7h du matin, les premiers sièges sont déjà tous pris. Et la ferveur japonaise pour ce sport national commence à grimper sûrement…

 

N’est pas rikishi qui veut…

Ce sport de lutte est avant tout un sport de traditions. Conformément aux rites shintoïstes les rikishis jettent du sel sur le dohyo (le ring circulaire sur lequel est mené le combat) afin de le purifier des mauvais esprits. C’est également dans ce but-ci, que les femmes ne peuvent pas pratiquer ni même monter sur le dohyo, car leur sang est considéré comme impropre. Et malheur, à celle qui essaye d’y pénétrer : elle se frottera aux rikishis et ira faire un petit tour en garde à vue pour avoir remis en cause cette tradition millénaire.

Les rikishis portent un uniforme très strict : le mawashi, une bande de tissu en soie, serré autour des reins et dans l’entre-jambes, qui constitue la seule prise solide lors du combat. Et attention, si le mawashi se desserre et tombe pendant le combat il est une cause de disqualification.IMG_1811

Les adversaires se saluent, s’observent et doivent toucher le sol avec leurs deux mains pour accepter le combat. Les affrontements sont très courts : moins de 30 secondes.

 

Le but est de pousser l’adversaire hors du cercle dessiné sur le dohyo ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds. Tous les autres lutteurs s’échauffent tout autour de l’arène en attendant leur tour.

Comme nous n’assistions pas à un tournoi officiel, il n’y avait pas d’arbitre. Le vainqueur de chaque duel choisit son futur adversaire.

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je n’aurais jamais imaginé demander un autographe à des sportifs de hauts niveaux…

La saison de combats comporte six tournois officiels, appelés basho, qui ont lieu pendant 15 jours. 3 basho ont lieux à Tokyo en janvier, mai et septembre.

Le sumo est considéré comme un des sports les plus difficiles, car il ne prend pas en compte les différences de taille et de poids entre les lutteurs. En moyenne, un lutteur pèse 154kg pour 1.84m.

N’écoutant que mon courage, je suis allée braver la bête pour lui demander un autographe. Les pieds nus, ils défilent les uns après les autres à l’arriérè du Ryogoku. Exténués, ils transpirent à grosses gouttes. Ils ne regardent pas les gens qui leur tendent leur papier pour un autographe. Par automatisme, ils prennent le stylo, gribouillent et repartent. Parfois ils font des photos. Ils sont acclamés par la foule…rikishis super stars japonaises!

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192.0cm/196.0kg

Aoiyama Kosuke , Bulgare, 192.0cm/196.0kg

 

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