« On ne connait pas le beau, si l’on ne connait pas Nikkô » proverbe japonais

4 jours fériés s’enchainent du 3 au 6 mai (journée de la constitution de l’ère Showa le 3 mai, the green day, le jour des enfants le 5 mai,…). Les japonais en profitent alors pour poser quelques jours et se faire des petites vacances (pour info, ils ont 10 jours par an…). Ils appellent ça la Golden Week.

Nous sommes partis à Nikkô pendant 3 jours. Nikkô c’est lànikko.

Les paysages sont quasi identiques à ceux de Hakone (page sur Hakone) sauf que c’est bien plus grand et que l’on n’est pas prisonnier des transports en commun !

Infos pratiques

> Nous avons pris un pass de 4 jours permettant de faire l’aller retour Tokyo-Nikkô et d’utiliser les transports en commun à Nikkô sur une zone définie.

> On a dormi dans une auberge « Nikkorisou Backpackers » : c’est une très bonne adresse et pas très chère ! Le gérant conseille ses occupants à merveille sur les lieux à faire, prévient qu’il faut se lever tôt, vérifie les horaires de bus et trains et fait même à manger si besoin. Et en plus, on est juste au pied des temples classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Arrivée dimanche 5 mai à la gare de Nikkô à 9h30 avec la gueule de personne qui se sont levés à 5h30 et qui n’ont pas bien dormi dans le train. Mais rien à dire on est bien à la montagne, l’air frais nous réveille. On va déposer notre valise à l’auberge. Le gérant nous donne un plan du coin avec les principaux spots de la ville et nous avertit qu’il y aura du monde à cause de la Golden Week. Et il a eu raison, puisque j’ai retrouvé une fille qui est dans le même cours de japonais que moi (intéressant, n’est-ce-pas?).

le pont sacré

il mesure 28m de long

Le pont sacré Shinkyo marque l’accès aux différents temples et enjambe la rivière Daiya (oui, un peu de géo ça ne vous fera pas de mal!). Bon, malheureusement, il faut payer pour le traverser.

On a commencé notre balade par le très grand et célèbre Sanctuaire de Toshogu. Alors que le style japonais est sobre, l’architecture de Nikkô fait figure d’exception.

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Nemuri-neko (le chat qui dort, sculpture du 17ème siècle)

En l’occurrence, le temple a été construit en l’honneur du Shogun Tokugawa Leyasu (16ème siècle) qui était associé à une divinité humaine...alors il fallait un truc qui pète!IMG_1876 IMG_1882 IMG_1895

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, pour la petite histoire. la photo représentant la « trinité simiesque » (les trois signes quoi!) est le dessus de la porte de l’écurie sacrée. Un cheval blanc offert par la Nouvelle Zélande y réside. Il représente le cheval blanc d’Henri IV euh n’importe quoi…le cheval du Shogun. Et les singes, ils veulent nous dire « ne pas voir le mal, ne pas dire le mal, ne pas écouter le mal » (c’est une morale issue de la religion hindouiste que les bouddhistes ont repris).

Puis, on a enchainé avec les autres temples : le mausolée Taiyuin dont le pavillon est couleur or, le Temple Rinno-ji, le sanctuaire Futurasan…le mausolée Taiyuin

le mausolée Taiyuin

le mausolée Taiyuin

 

19h, retour à l’auberge les jambes cassées ; on fait vite fait connaissance avec Tamara ( qui ne veut pas retourner à Londres parce qu’elle vient de passer 3 mois à Bali à faire du Yoga et cherche un moyen d’y retourner), y avait aussi ces deux japonaises qui sont allées se coucher en même temps que nous…

…et qui se sont levés aux aurores aussi pour aller faire une rando dans la montagne.

pour info, c’est ce jour-là qu’il y a eu le séisme : oui, on l’a ressenti (alarme naturelle s’il en est) et oui tout va bien rien de cassé! Article le monde

A l’arrêt de bus on papote, ce sont des expertes de la montagne (arrêtez-vous plutôt là, à 15h il pleut averse, le beau temps ne sera pas avec nous aujourd’hui, asseyez-vous à gauche dans le bus la vue est bien meilleure). Vivant à Tokyo, elles viennent régulièrement à Nikkô pour pratiquer la randonnée.

Une fois à Yunoko lake, on voulait aller hors des circuits touristiques, donc la montagne. Il s’avère que nous n’avions pas très bien lu le plan : le circuit s’ouvrait le jour même et le chemin était tout simplement impraticable. Avec nos baskets, on n’a pas fait long feu : nos jambes s’enfonçaient jusqu’aux genoux dans la neige. Du coup, on n’exclut pas d’y retourner… Avant de rebrousser chemin, on a rencontré des singes et des chevreuils. Il paraît même qu’on peut croiser des ours!promenade yunoko

Trempés jusqu’aux os, rien de mieux qu’un onsen pour se remettre sur pied. Le onsen est un bain chaud dont l’eau est généralement issue de sources volcaniques parfois réputées pour leurs propriétés thérapeutiques (il peut aussi bien être en intérieur qu’en extérieur).

Il s’agit de ma première expérience dans un onsen (comprendre il faut se mettre tout nu comme un ver devant les autres femmes). Inutile de préciser que j’’étais super gênée, que les japonaises étaient surprises devant la taille de ma serviette que j’ai portée jusqu’au moment de plonger tout mon corps dans l’eau chaude bouillante. A ma grande surprise, l’utilisation du onsen est bien différente de celle du sauna. Les japonaises y restent 10 minutes grand max et sortent. Prix 500yens ( franchement pas cher)

On est sorti les chaussettes toujours mouillées mais requinqués a bloc (merci Maxime pour cette excellente idée), on s’est senti pousser des ailes dans le dos et on est redescendu à pied vers Nikkô…cascades, marécage, la pluie on en a que faire : balade de 4h  > clichés !yudaki waterfall7 5odashirogahara plaiteau 4 3senjogagaharaplateau

 

 

On est rentré, il nous fallait quand même du réconfort que l’on a trouvé dans une crêperie « Tento Mushi Crêpes Shop » : crêpes amandes au sucre, chocolat banane, banane caramel !(oui je sais les effets bénéfiques de la marche se sont estompés net! mais c’était tellement bon et la madame adorable!)

Le jour 3, on est remonté dans la montagne pour finir la balade…

En fait, on a eu un temps étrange. A Nikkô, il faisait beau puis on est monté voir une cascade et il faisait toujours beau. Et au Lac Chuzenji, un brouillard très épais s’est abattu sur nous et nous a empêché de voir les chutes de Kegon (le truc le + touristique quoi!). Allez, pour vous faire plaisir : photo du brouillard!IMG_2135

Pour le déjeuner, on a mangé dans un resto “degueu degueu” : soupe de tomate avec de la peau de poulet et un burger même pas fait maison et froid.

On a récupéré les bagages direction la gare, achat de cartes postales, tentation de prendre un café ou une crêpe mais on a sauté dans le train pour Tokyo…ouf on est sain et sauf !

Trajet du retour peu serein : un passager a décidé d’ouvrir et de manger son paquet de poissons séchés. BIENVENUE AU JAPON! Ça empestait dans tous les wagons (au début j’ai cru que c’était les pieds de mon voisin!). pour rigoler : une video sur les snacks nippons

anecdote/séquence émotions : A Tokyo, on a pris le train depuis la gare d’Asakusa. C’est ici, que tout a commencé il y a 4 mois maintenant. Nous y avions réservé l’auberge de jeunesse en attendant de trouver un appart. Dans le sous bassement de la gare d’Asakusa, on avait craqué pour une bento box un peu chère mais on avait faim! On avait galéré à trouver la Ginza Line pour rejoindre notre future chez nous et une charmante dame avait porté ma valise….BIENVENUE AU JAPON!

bref on reconnait les rues on rentre à la maison…sentiment plutôt chouette en fait !

note à moi-même : écrire cet article me fait me dire que je pourrais faire des tonnes de digressions sur les combinis (combi quoiiii?) sur la nourriture japonaise (soba et les japonais sont friands du gras sous toutes ses formes à tel point qu’ils consomment parfois uniquement la peau du poulet). j’espère pouvoir le faire très rapidement.

 

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